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Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.

BILAN DES MARCHES

Le baril, nouveau thermomètre des marchés

La semaine aura été largement dominée par l’escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran et par ses potentielles conséquences économiques.

La fermeture prévisible du détroit d’Ormuz par « les survivants » des Gardiens de la révolution a poussé les cours du pétrole au-dessus des 90 dollars.

Cela représente une hausse de plus de 20 % sur la semaine. Et au moment où j’écris ces lignes, sous un beau soleil printanier de fin de week-end, il pleut du pétrole sur Téhéran, après les attaques visant plusieurs sites pétroliers.

De quoi laisser penser que les cours de l’or noir pourraient franchir la barre des 100 dollars dès lundi.

Cette situation ravive les craintes d’un scénario vieux comme un serpent de mer : la stagflation, c’est-à-dire une combinaison peu enviable de croissance molle et de hausse des prix. La dernière grande période de ce type remonte aux années 1970 et au début des années 1980, après les deux chocs pétroliers qui avaient fait exploser les prix de l’énergie. L’inflation était alors très élevée dans la plupart des économies occidentales, tandis que la croissance ralentissait fortement.

Je me souviens d’ailleurs que mes parents avaient contracté à cette époque un emprunt immobilier à taux variable, avec des taux qui paraîtraient aujourd’hui presque irréels : près de 16 % !

Mais il faut aussi se rappeler qu’à cette époque l’inflation était elle-même très élevée. Dans ce contexte, les placements sans risque pouvaient offrir des rendements à deux chiffres, ce qui relève de l’utopie aujourd’hui.

En revenant sur l’actualité, la question centrale reste celle de la durée du conflit. Dans le scénario le plus favorable, une désescalade rapide permettrait au pétrole de se stabiliser. L’inflation resterait alors sous contrôle et les banques centrales pourraient poursuivre leur trajectoire de baisse des taux, ce qui soutiendrait les marchés.

Un scénario intermédiaire verrait les tensions se prolonger sans perturbation majeure des flux pétroliers mondiaux. Dans ce cas, les prix de l’énergie resteraient élevés pendant un certain temps, alimentant une inflation légèrement plus persistante et une volatilité accrue sur les marchés.

Du côté du reste du monde, une hausse durable du pétrole pèserait également sur la croissance mondiale. L’Europe et l’Asie, fortement importatrices d’énergie, seraient particulièrement exposées, tandis que la Chine verrait sa facture énergétique augmenter.

Dans le même temps, les dernières statistiques économiques américaines montrent déjà quelques signes de ralentissement. Le rapport sur l’emploi américain pour le mois de février publié a surpris les marchés avec 92 000 destructions d’emplois, alors que les économistes attendaient au contraire près de 48 000 créations.
Un tel chiffre plaiderait normalement pour un assouplissement de la politique monétaire dans les prochains mois. Mais si les tensions géopolitiques maintiennent les prix de l’énergie durablement élevés, la Réserve fédérale pourrait se retrouver face à un dilemme : soutenir la croissance ou lutter contre l’inflation.

 

Bonne semaine à toutes et à tous !


Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.
Signature Vincent Barbier

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