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Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.

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Le CAC au plus haut depuis novembre 2000

Rien ne semble arrêter l'appétit des investisseurs pour le marché des actions.

Le CAC 40 enregistre une progression de 11% depuis le début de l'année et de 46,9% en 1 an atteignant un niveau de 6169,41 points que l'on avait plus vu depuis plus de 20 ans.

 

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Les banques centrales gardent le cap

Le discours de toutes les banques centrales reste, et on pouvait s'y attendre, toujours aussi accommodant, notamment par rapport au risque d'un éventuel début de remontée des taux.

À l’issue de sa réunion des 16 et 17 mars 2021, la FED (réserve fédérale des Etats-Unis) avait laissé sa politique monétaire inchangée et répété qu’elle maintiendrait encore longtemps des taux d’intérêts proches de zéro, tout en disant se préparer à une accélération de la croissance et de l’inflation cette année aux Etats-Unis.

Les membres du comité de politique monétaire de la FED ont estimé que la politique monétaire actuelle de la banque centrale restait appropriée pour soutenir une reprise forte au regard de la persistance des incertitudes en raison de la pandémie de la COVID-19.

Il faudra attendre encore quelque temps avant d’observer des progrès plus importants concernant ses objectifs, à savoir le plein-emploi et une inflation moyenne de 2%.

Ce que cache le ciel bleu

Les mesures exceptionnelles prises par les pouvoirs publics ont assoupli les conditions financières et soutenu l’économie, permettant de maîtriser les risques pour la stabilité financière.

Face à la crise sanitaire, cette action pourrait cependant avoir pour conséquence des niveaux de valorisations excessifs et l’aggravation de facteurs de vulnérabilité financière.

La reprise devrait être contrastée entre les pays avancés et les pays émergents. Ces derniers pourraient être confrontés à de sérieuses difficultés notamment si la hausse des taux aux Etats-Unis devait persister : cela entraînerait une réappréciation du risque et un durcissement des conditions financières avec un effet corolaire…

Explications :

Les pays émergents sont pour la plupart dans l'incapacité d'émettre de la dette dans leur propre monnaie sur les marchés internationaux et ont donc recours à des émissions en monnaie étrangère ou monnaie forte (US dollars, euros, yen, etc.) Cette dépendance aux devises fortes comme le dollar les expose à une plus forte vulnérabilité financière.

En situation de crise financière qui s’accompagne d’une dépréciation de leur monnaie, le service de la dette s’alourdit augmentant leur probabilité de défaut de paiement et rendant ces pays vulnérables aux brusques retournements de capitaux.

Attention à la poussière qui risque de retomber

Dans de nombreux pays, le secteur des entreprises se trouve surendetté au sortir de la pandémie, avec des différences marquées selon la taille des entreprises et leur secteur d’activité. Les inquiétudes quant à la capacité de remboursement des emprunteurs durement touchés et aux perspectives de rentabilité pèseront probablement sur l’appétit des banques pour "le risque" pendant la reprise.

Les dirigeants doivent prendre les devants et resserrer certains outils macroprudentiels tout en évitant un durcissement général des conditions financières. Ils doivent également promouvoir l’assainissement des bilans afin de stimuler une reprise durable et inclusive.

 

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En France : la facture du "quoi qu’il en coûte"

La formule est célèbre depuis l’allocution d’Emmanuel Macron à quelques jours du premier confinement, le 12 mars 2020 : les salariés et les entreprises seront protégés par l’État des conséquences de l’épidémie, et ceci “quoi qu’il en coûte”. "Cette formule, c’est devenu un piège", admet un conseiller de l’exécutif. "Elle a accrédité l’idée que l’argent est là et qu’on peut le dépenser."

L’endettement de la France après avoir atteint 117,8% fin 2021 continuera d’augmenter jusqu’à 118,3% en 2025. Les prochaines années s’annoncent donc très difficiles pour les comptes publics.

L’objectif de Bercy sera de stabiliser la dette autour de 117,7% et de ramener le déficit sous la barre des 3% du PIB à l’horizon de 2027.

Cela ne sera possible que si le futur gouvernement parvient à imposer un contrôle strict sur la dépense publique limitée à +0,7 par an hors inflation, du jamais vu depuis les 4 dernières décennies !

Dans ce contexte, nous maintenons notre conviction de prudence eu égard aux valorisations actuelles, dans l’attente d’une probable respiration et prise de bénéfices du marché.

 

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Point sur le fonds Panorama Patrimoine (1)

La semaine a donné lieu à des ajustements sur l'ensemble des poches du portefeuille.

Au sein de la poche actions, nous sommes sortis du fonds Covéa Actions Croissance (-1,5%) afin de limiter le biais croissance du portefeuille qui pourrait sous-performer dans un contexte de reprise cyclique de l'économie.

Cette position a été compensée par l'achat de futures sur le marché européen (+1,5%). Au sein de la poche devises, nous avons poursuivi nos prises de bénéfices sur le dollar US contre Euro (-1%) tandis que les pressions inflationnistes et l'omniprésence du risque géopolitique en Russie nous a incité à réduire tactiquement notre exposition au Rouble (-1%).

Par ailleurs, nous avons profité de la baisse des taux longs aux US pour alléger le poids des obligations d'état du portefeuille (-3%), en effet, le dynamisme de l'économie US devrait permettre de retrouver des taux à nouveau plus élevés dans le courant de l'année et améliorer le portage du portefeuille. Enfin, dans cette logique de portage attractif, nous avons renforcé notre exposition aux obligations chinoises (+1%).

Le fonds Panorama Patrimoine achève la semaine en progression, bénéficiant de la reprise de nos thématiques sur les métaux précieux et métaux de base, ainsi que du mouvement de baisse des taux US, affichant une performance 2021 de +1.38% (au 07/04) avec une exposition actions stable à 19,9% au 12/04, à laquelle vient s'ajouter une couverture optionnelle pour faire face à d'éventuelles situations de crise.

Source : Amilton au 12/04//2021

 

 - Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.

DISCLAIMER

(1) Pour une information complète sur la stratégie du support et l’ensemble des frais et risques, nous vous remercions de prendre connaissance du DICI disponible en suivant les liens (survol sur le nom des fonds), et sur simple demande auprès de notre siège. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Risque de perte en capital. 

Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date du 12/04/2021 et ne sont donc pas valables dans le temps.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller.

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